Lupinu, avril 2008.

Lorsque le Centre Méditerranéen de la Photographie m’a demandé de réaliser un travail sur les quartiers Sud de Bastia, ce sont d’abord les images de mon enfance, passée à l’école de Ponte Pradu, qui ont refaites surface.

Le souvenir de ces moments insouciants ont ressurgi me rappelant l'attachement que j'avais pour ce quartier, qui ne m’avait pas vu naître, qui finalement n’était plus le mien.

 J’ai appris alors à le re-connaître.

Il fallait se réapproprier les lieux, observer leurs mutations. Remonter dans le temps pour cartographier le présent, à partir de cartes postales trouvées ça et là. L’enjeu était de saisir les mêmes points de vues que ces anciens clichés.

Au-delà de la simple comparaison, du solennel constat que le temps passe, irrémédiablement, il s’agissait d’une autre proposition pour appréhender notre environnement quotidien.

Se pencher, tels des archéologues, sur nos paysages urbains, comme des acteurs d’une société mouvante.

Lea Eouzan-Pieri

Marina di Ficaghjola – Bastia, 2009

 Carta pustale – Marina di Ficaghjola, Bastia, nanzu di u 1980 

Carrughju di Lupinu – Bastia, 2009

Di Monseratu – Bastia, 2009

Tiru à l'arcu, carrughju di Lupinu – Bastia, 2009

Strada Reale – Lupinu, 2009

Bassanese – Lupinu, 2009

Carrughju di a Liberazione – Lupinu, 2009

Di Monseratu, carrughju di Lupinu – Bastia, 2009

Di Monseratu, carrughju di Lupinu – Bastia, versu di u 1950