L’aménagement et la réorganisation du territoire évoquent ces choses qui changent, qui évoluent dans le silence, qui mutent imperceptiblement, dans le flux d’une société agitée. Cette même mutation du paysage implique un comportement autre, une manière autre d’évoluer dans l’espace. L’archéologie d’un territoire, avec les notions de strates, de couches m’interroge. Il s’agit pour moi d’appréhender le paysage d’un point de vue archéologique en utilisant le présent comme fondation.
De cette lutte tenace entre ce qui a été et ce qui advient, la cause humaine, celle que l’on appelle anthropisation, est très présente. Mais la résistance du territoire, celle de la nature, littéralement « ce qui naît », l’est tout autant.
Montrer comment l’indice de la présence humaine entre en conflit avec ce qui en apparence n’a plus que le statut de décor, mais qui s’en défend. Comment la nature en mouvement n’est plus qu’une toile de fond pour nos actions, nos rêves et nos désillusions.
De ces fragments de réalités capturés et figés par la chambre photographique, pour un temps soustraits à leur durée, je souhaiterais soulever la question de l’action humaine dans son milieu, ce contexte qui dépasse largement les bords de l’image, ce que deviennent parfois des idéaux plaqués de force sur la matière.
Je voudrais rendre compte de cette marque dans le paysage, le retenir. Non pour dénoncer, mais construire un regard, là où toutes les autres visions ont échoué. Garder quelque chose de ce que l’on voit, avec l’envie de ne retenir qu’une seule image qui rassemblerait toute l’histoire du lieu, toutes ses blessures et tous ses combats pour simplement exister.

Rughjone – Mezavia, marzu di u 2017

Pace – Cunventu San Francescu d’Orezza, Piedicroce, marzu di u 2015

Versu Poghju d’Oletta – marcuri u 7 di sittembre di u 2016

9 carrughju Napuleone – Bastia, ferraghju di u 2014

Campusantu – Stretta di u Lancone, ghjennaghju di u 2013

Biglietteria – Teatru di Bastia, ferraghju di u 2011

Scumpienda – Lupinu, aprile di u 2015